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Les filles, avec leurs enseignants, ont défilé dans les villages voisins

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Usha Vishwakarma, 28 ans, vit à Lucknow, capitale de l’état de l’Uttar Pradesh, Inde.

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Elle vit dans le quartier du madiyav, un quartier déshérité, ou de nombreux enfants ne sont pas scolarisés. Elle est professeure et a travaillé dans une école. Elle partage la petite maison familiale avec ses parents. Son père est charpentier.

Usha s’implique dans la scolarisation des enfants. En 2009, Usha fait l’acquisition d’un petit terrain près de la maison de sa famille pour pouvoir accueillir les enfants. Elle anime une école informelle nommée Balmanch. ASHA une ONG indo-américaine fondée en 1991, finance une filiale locale appellée AASRA oeuvrant sur Varanasi. Asha et Aasra financent la partie informelle de Balmanch. Mais ils ne peuvent pas financer Usha pour la partie immobilière de ce projet, et pas non plus d’autres projets d’Usha. Hélas, à la saison des pluies (mi-juin), faute de toiture, la petite école Balmanch ne pourra pas accueillir les enfants.

Exaspérée par l’inaction des autorités devant les violences grossissantes à Lucknow, Usha décide de créer en novembre 2011 une “Brigade” ; au départ, elle souhaitais utiliser des couleurs plus en harmonie avec son idéal non-violent, le bleu, le blanc. Mais pour se faire respecter dans la rue, ce n’était pas efficace. Elle décide alors d’équiper une quinzaine de victimes d’agressions de kameez rouges et de salwar noirs. Le rouge pour avertir du danger, le noir pour protester. Elles se réunissent alors chez Usha et discutent des incidents qui surviennent dans le quartier.

D’abord, Usha et sa brigade se forment aux techniques de combat grâce à un dojo d’art martiaux de Lucknow, la Dragon Academy. Ce dojo enseigne du wu shu, du karate, et quelques autres arts. Depuis peu, elles bénéficient du partenariat engagé par Debi Steven & Premier Self-defence London qui met en place une action de formation à la self defense en Inde

Lors de leurs réunions, les filles décident si un garçon du quartier mérite une intervention. Elles agissent alors en 3 temps. D’abord elles exigent du garçon qu’il arrête les intimidations ; ensuite elle préviennent les autorités et la famille du garçon ; enfin, s’il continue à être menaçant, elles répliquent à ses menaces par des coups.